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20130813

Responsa a l’intervencion de la MarridaJoana

Lettre au journal Le Populaire

MarridaJoana perversa politica dins l'occitanisme montpelherenc

Bonsoir,

Suite à votre article, et surtout la réaction de Mme Verny, très habituelle à lire par ici, au sud de l'Occitanie.

MarridaJoana 3

La FELCO est un syndicat de gauche, très militant ; il insiste à ce que le système éducatif reste comme il est, il est donc conservateur de gauche ; c'est une réel problème pour faire de vrai changement au sein du système ; selon plusieurs spécialistes de l'Éducation Nationale, le système a été fait pour que les parents ne doivent en aucune manière intervenir dans le système.

La FELCO est dans cette droite ligne ; le problème est que quand tout va bien, quand le système des écoles bilingues d'État est en croissance, il favorise une administration professorale, facilement "syndicable" à la FSU, syndicat de Mme Verny... et puis dès que le système doit se réformer, ce sont les écoles bilingues d'État qui trinquent ; alors qu'il faut trois ou quatre années pour les ouvrir, l'administration n'a besoin que de trois mois pour les fermer. Il faut deux années pour une Calandreta, et les fermetures sont très rares... mais les ouvertures aussi. Il y a une concurrence entre les deux systèmes au niveau du recrutement des professeurs, Mme Verny se chargeant de disqualifier Calandreta systématiquement dans ses enseignements...

C'est pour cela que Martin Malvy, malgré un programme clair, a protesté auprès de la direction régionale de l'Éducation Nationale de Midi-Pyrénées pour le manque de respect du contrat de développement de ce type d'enseignement. La concurrence en Midi-Pyrénées entre ces types d'écoles est moins grande, car Mme Verny n'est pas sur cette région.

De plus, Calandreta est un système d'immersion linguistique, il essaye de palier à la présente forte du français à l'extérieur pour avoir des enfants vraiment bilingues ; c'est le système appliqué par la Generalitat de Catalunya ; pouvoir autonome et nationaliste catalan que la professeure communiste de Montpellier ne supporte pas. C'est un enseignement à la norme européenne.

Calandreta est en main des parents, et non de l'administration nationaliste française. Elle applique un système d'enseignement Freinet, système qui n'a jamais plu aux communistes en général, les enfants seraient-ils trop autonomes ?

Pour finir, Calandreta a "sorti" de la création artistique, 30 années d'existence ; on peut faire une photographie de cet enseignement ; les écoles bilingue de l'État français maquillent des statistiques afin que leurs échecs ne se voient pas au niveau création occitane, et même linguistique. Calandreta doit aussi avoir des défauts, mais ils faut les relativiser face à la lourdeur de la tache, affronter l'administration française, et la virulence de certains professeurs d'université, notamment de Montpellier.

Bien à vous,

Un lecteur fidèle

PS 1 : je pourrais aussi parler de la virulence de Mme Verny qui cache une médiocrité de ses cours, confirmé par plusieurs étudiants ; les professeurs qui sortent de l'université de Montpellier sont des fois peu capables d'argumenter face à des parents... un exemple le lycée technique de Lengadòc, mais c'est pas le seul exemple en tête.

PS 2 : j'ai écris sur cette brave professeure de Montpellier, c'est pas un cadeau pour Montpellier, mais le silence est de mise car elle est très violente, quand on la contredit.

MarridaJoana -

20111024

20111018

Collectif ‘Prouvenço’ aime la langue …

Il lui ont trouvé un bois d’origine provençale pour son avenir, pour le musée d’Arles, cette Provence qui ne phantasme seulement qu’à l’Est du Rhône, dans l’ancien Saint-Empire germanique … :

colectiéu prouvençau 1

C’est grâce à l’UMP-NC, le dernier courrier l’explique clairement. Quand on ne veut rien faire pour sauver une langue, un courrier de ce type aide. Merci le Colectiéu Prouvenço.

20111009

National-expansionnisme linguistique appliqué : la FCPE Landouge, en Limousin

Re = pouvoir (latin classique)

Public = au peuple (latin classique)

Laïcos = ce qui appartient au peuple (grec ancien)

région = espace de pouvoir – la décentralisation est un régionalisme – l’autonomisme n’est pas un régionalisme. Encore une fois, l’occitanisme n’est pas un régionalisme.

Après ces quelques mots, partons au coeur du sujet, avec une question.

Quelle est cette école qui n’enseigne pas dans la langue du peuple de Limousin ? L’école républicaine française, celle fabriqué par la IIIième république et qui trompe le peuple du Limousin depuis deux siècles.

Calandreta LePopulaire 021011 (1)

S’il y a bien des écoles qui sont laïques (sens grec du terme) et appartenant au peuple (soumis) en Limousin, il faut bien noter que c’est Calandreta : malheureusement par nettoyage ethnique républicain français, ce type d’école n’existe qu’à un exemplaire à Limoges, merci à Jules Ferry, et aux expressions modernes du nationalisme armé français (le français n’est pas un don républicain, c’était un besoin de la hiérarchie de l’armée française pour gagner les guerres, ça n’a jamais marché, c’est un peu comme le porte-avion Charles-De-Gaulle) ; de plus, ce genre d’écoles fabrique des monothéistes linguistiques, et des absurdités dans l’enseignement des langues, avec l’accord des syndicats de professeurs et des administrations républicaines françaises, et malheureusement le soutien de certains nationalistes d’expansion parisienne en Limousin, des citoyens bien normés.

Il est regrettable que la seule chose que nos élus limousins puissent proposer à ces racistes ontologiques et républicains, soit le système de gestion des Afrikaners, avant l’abolition, et l’arrivée de la démocratie et du plurilinguisme en Afrique du Sud, c’est à dire la séparation, apartheid in Afrikaan.

On pourrait aussi, par compassion, expliquer que cette population de racistes républicains en Limousins soit mal formée ; or, il semble que le Limousin ait été terre d’accueil et surtout qu’il votasse majoritairement à gauche, qu’il résistât aussi à plusieurs reprises dont lors du passage des conscrits de la future guerre d’Algérie, qu’il résistèrent contre l’inauguration d’un monument au mort a Genciòus. Ce qui prouve au moins que la façon dont la gauche française s’exprime à une propension grande d’exprimer le même nationalisme que le député républicain et gaulliste, M.Dupont Aignan, ce matin à 00:33 sur France 2 : «qu’ils apprennent le français !». en réponse à une question sur les «langues régionales».

Il est à noter que les dites écoles républicaines et laïques sont incapables de faire apprendre de façon systématique les langues ; au contraire, Calandreta propose une façon européenne d’enseigner, façon qui favorise le trilinguisme à la sortie des écoles, c’est à dire après le cours moyen. Ce qui fait qu’en sixième, dans les zones ou il n’y a pas de collège Calandreta (quasiment partout), les élèves de Calandreta sont inadaptés au système français, système qui nettoie les langues de France et qui handicape toute la population pour apprendre des langues européennes, c’est à dire celles qui ne sont pas sur le territoire de soumission républicain française, et considérées comme étrangères aussi bien que les langues de France, qui, souvent, existaient et étaient langue de culture et de savoir bien avant la langue du roi, celle de la république et celle de ces racistes limousins de la FCPE.

Le document du Populaire est du 2 octobre, j’écris ces lignes maintenant, une semaine après, car en Limousin la discrétion politique est la règle et particulièrement du côté des occitanistes. Il est cependant dommage que cette affaire restasse en Limousin : pourquoi ?

Quand il se développe des argumentations de ce type, il est urgent de prévenir la Halde ; c’est du racisme. La Halde vous indiquera alors qu’elle ne sert à rien, car elle n’a pas de loi pour appliquer contre ce genre de racisme républicain français. C’est alors que l’on fera apparaître le besoin d’une loi, pour que le système français, raciste et ontologiquement programmé pour détruire la diversité linguistique, puisse se mettre aux normes européennes. Donc, garder une information en Limousin, sous prétexte d’erreur de compréhension qu’il faut régler entre soi, c’est pas la bonne solution. C’est la solution limousine de toujours, ne demandez pas aux Occitans du Sud de penser à vous, si quand vous avez ce genre de problème républicain français vous ne pensez pas le faire savoir !

Calabndreta Lemosina L'Écho Lemòtges 021011

C’est exactement ce qu’essaye d’expliquer l’article du journal de gauche L’Écho du Centre : il faut sauver cette gauche qui ne comprend rien à la diversité, et qui exprime un nationalisme étroit et conservateur. Contre ceci, il n’y a qu’une seule solution : crever le bouton noir, et le mal sera à nettoyer avec un antiseptique fort en urgence (une manifestation contre le racisme linguistique français par exemple), la démocratie ne s’en portera que mieux en Limousin.

Per clavar e far simple, las «Écoles républicaines et laïques» son d’escòlas del nacionalisme d’expansion francesa (la resulta son parents de la FCPE a Landoge Lemòtges – e malgrat totas las «bonas paraulas» de OC-BI e FELCO, e de la SGEN-CFDT o FSU-, e al contrari, e confirmat per las enquèstas lingüisticas d’Aquitània e Miègdia-Pirinèus, l’occitan e Calandreta son signes d’obertura, de sabers europèus (es pietat que fosquèsse per una elita de chançoses, mas es pas la fauta dels parents de calandreta). Justament, per verificar que Lemosin fosquèsse pas la meteissa resulta, perqué i auriá pas una enquèsta lingüistica en Lemosin ?

20110710

Occitanie : un territoire lié à un mot inventé par les Occitanistes, qu’ils disent toujours … Ah bon ?

Occitania : quelle généalogie ?

L’espace occitan est au carrefour de deux mers et de deux continents

caras tolzanas rojas

L’Occitanie, un millénaire d’existence sous diverses appellations : Aquitaine, Provence, la langue d’Oc ou Occitania, Gascogne, Midi, Occitanie…

Appellations successives de l’Occitanie, espace géographique et linguistique :

  • Aquitaine jusqu’au XIe s = Provence, Languedoc, Gascogne, Dauphiné, ancienne Aquitaine romaine

  • Provence ou Provincia du XIe au XIIIe s : ensemble des pays de langue d’Oc (appelée aussi langue provençale) au sud de la Loire

  • Occitania : créé en latin par l’administration capétienne ; rassemble tous les pays de la Langue d’Oc ; mais après l’annexion de tous ces pays par la France le terme Occitania sera réservé à la seule province du Languedoc.

  • Gascon – Gascogne : Après l’édit de Villers-Cotterets, […] « on appelle du nom général de Gascogne et de Gascons, les pays et les peuples situés à la gauche de la Loire où on parle encore l’ancien provençal » (Dom Vaissette)

Ancienneté du terme Occitanie ou Occitania : quelques dates.

1246 : « Des marchands de Montpellier et de la Langue d’Oc (= terme générique désignant les territoires de langue occitane) participent aux foires de Champagne et de Brie »

« Le pays de Languedoc comprenait alors tous les peuples qui parloient la langue provençale, c’est-à-dire les provinces méridionales du royaume » (Dom Vaissette)

còrs d'Occitània dei Alps als Pirinèus

1291 : « Joanne Christiani, capitanéo Montipessali et mercatorum Provincialum de lingua que vulgariter appelatur lingua d’Oc »

29 mai 1308 : consistoire de Poitiers d’où il ressort que le roi de France règne sur deux nations différentes : la lingua gallica et la lingua occitana.

1318 : « La Langue d’Oc ne peut se gouverner par la monnaie de Paris » (Dom Vaissette)

1381 : Le roi Charles VI considère que son royaume comprend deux parties : les pays de langue d’Oc ou Occitanie et les pays de langue d’oil (oui) ou Ouytanie !…(… quas in nostro Regno occupare solebat tam in linguae Occitanae quam Ouytanae…)

Appellation des Etats de Languedoc :

Avril 1357 : « Republica lingue Occitana »

1439 : « Status linguae Occitanae » ou « Statibus patrie Lingue Auxitane »

La nationalité occitane n’a pas accédé au rang d’Etat souverain, mais du XIe au XXe siècles, les Occitans ont maintes fois réagi pour maintenir ou recouvrer leur indépendance menacée ou perdue.

On oppose souvent les termes « Midi » et « Occitanie » :

« Il y a une légende sur le Midi » disait Jaurès en 1907. La République « une et indivisible » ne pouvait tolérer l’existence de Français de langues et de cultures différentes…

Or l’Occitanie se définit par sa langue et sa culture : c’est l’ensemble des habitants qui parlent l’un des dialectes de la langue d’Oc.

Extrait de l’« Histoire Générale de Languedoc » par Dom Devic et Dom Vaissette –

Tome 6 – P. 935 et suivantes (rééditée en 2004)

Les auteurs, qui écrivent cette histoire monumentale au 17e siècle, expliquent qu’aux 12e et 13e siècles, on appelait l’ensemble des pays du sud de la Loire du nom générique de Provence et que ces peuples parlaient tous la langue provençale même jusqu’à Valence en Espagne (Provence ou Province = ancienne Provincia romana, terme devenu péjoratif après les conquêtes capétiennes et signifiant depuis lors « province de Paris », c’est-à-dire pays vaincu ! C’est ce qu’on entend quotidiennement dans les medias : Paris…et la province) …Et ils ajoutent que par la suite ces mêmes pays furent appelés La Langue d’Oc (c’est-à-dire l’Occitanie), comme on peut le voir dans les exemples cités ci-dessus : lingua d’Oc ; lingua occitana = nation occitane ; opposée à lingua gallica = nation « française »…

« Les trois sénéchaussées dont on vient de parler au chapitre ci-dessus, après que celle de Toulouse eut été réunie à la couronne, en 1271, firent partie de ce qu’on appela depuis La langue d’Oc, qui comprenait les provinces méridionales de France […]

On partageoit donc alors le royaume, comme dans les deux siècles précédents, en deux parties, France & Provence, à cause des deux différents idiomes dont se servoient les peuples qui les habitoient, idiomes si différens l’un de l’autre que les peuples de Provence & de Languedoc regardoient encore, vers la fin du quatorzième siècle, la langue françoise comme un langage qui leur étoit étranger & absolument inconnu. […]

La langue provençale qu’on parloit alors dans la Province est à peu près la même qu’on y parle encore aujourd’hui. On l’appeloit provençale parce qu’elle étoit commune à tous les peuples de la Provence prise en général, c’est-à-dire à près de la moitié du royaume ; on la parloit aussi, au treizième siècle & au commencement du suivant, dans le Roussillon, la Catalogne, l’Aragon & le royaume de Valence […]. »

Georges Labouysse, historien toulousain.

còrs d'Occitània Midi-Occitanie fòrum politic

mapa dels Trobadors en Euròpa